Dictature
Publié le 7 Juin 2013
Quand je hurle mon désaccord avec le pouvoir en place, je me retrouve derrière les barreaux.
Quand je dis crie ma colère contre des règles qui me frustrent on me dit "Chuuuuttt"
Quand je demande les memes droits que les personnes qui m'entourent, quand je veux l'accés aux mêmes biens, on me vole ce que j'ai dans les mains, et on me dit "NON, C'EST INTERDIT"
Quand je pleure parce que je suis triste, parce que j'ai perdu quelquechose, parce qu'on m'oblige à aller là ou je ne veux pas, on me dit "Chut arrête"
Quand on me maintient de force pour me faire subir des actes douloureux, désagréables, je hurle ma peur, mon désaccord, on me ballionne alors avec un objet dans la bouche et on me dit "Aller, aller c'est tout"
Quand j'explore les nouvelles possibilités qu'offre ma liberté soit je suis un dieu et on loue ma bravoure, soit je suis un monstre et on castre mon insolence. A un tel point que je ne sais plus si j'ai le droit de bouger comme mon corps me le demande.
Suis-je un opprimé dans un état de non-droit?
Suis-je l'esclave d'un Etat despotique?
Non, non, j'ai 15 mois et je suis à ma maison avec mes parents qui m'aiment.
Qui n'a pas un jour mis son enfant dans un parc, ou derrière une barrière de sécurité?
Qui n'a repris le téléphone portable des mains de son petits qui était en train d'appeler tout le répertoire?
Qui n'a pas mis dans la bouche de son bébé une tututte pour faire stopper ses pleurs?
Qui n'a pas tenu son enfant pendant un vaccin, ou un lavage de nez?
Qui n'a pas gronder son enfant qui était debout sur la table?
Quand on se met à leur place, le vécu de ces événements qui à nous semblent anodins, prennent tout de suite une autre saveur.